|

|
Edito
• Au carrefour des violences
J.Rouyer
Paroles d'enseignants
• Table ronde avec:
Line Kolasniewski, Brigitte Warnant, Michèlle Coltice, Mohamed
Hassaine, Christine Peret, Eric Vera, Christophe Maufras
- la violence s'impose à nous
- Quand les établissements se mobilisent pour faire face
- Enseigner quand même
- Les temps forts, les projets périphériques
- La danse, une expression qui rassemble
• Enseigner dans les classes difficiles
J. Deleglisse, J.P. Smagghe
• En AS à la courneuve
Marc Henri Kugler
Points de vue
• Former pour intervenir dans les zones sensibles
Jean Jourdan
• Quelques éléments de réponses pédagogiques
à la violence
Jean - Pierre Garel
• Pas de pédagogie sans risque
Marcel Berge
• La violence et l'école
Samuel Joshua
• Mais à quoi peut donc bien servir la violence ?
Jean Pierre Fons
• La violence dans les bandes d'hier et aujourd'hui
Pascal Duret
• Sport, violence et EPS
Paul Goirand
Vie du centre
• Colloques, séminaires, réunions
• Recherches, Livres
|
 |
L'édito
du N°4
Au carrefour des violences
L‘école aujourd’hui
subît des violences sociales croissantes. Les politiques, les éducateurs
s’en inquiètent. L’usage des qualificatifs comme "
établissements difficiles " , " zones d’éducation
prioritaires ", " quartiers à risques "
atteste de la réalité du problème.
Par ailleurs, pour certains, le sport peut être l’occasion
de violence alors que pour d’autres le sport aurait la vertu de
la neutraliser.
Les professeurs d’EPS seraient donc doublement concernés
par ce mal du siècle. Leur discipline en tout cas qui traite du
"physique" serait-elle plus sensible, plus exposée aux
actes de violence, ou au contraire favorise t-elle une certaine dédramatisation?
Ce numéro tente de répondre à ces interrogations
en exposant des cas concrets, des témoignages vécus et en
donnant à voir comment les collègues font face et s’en
sortent. D’autres articles plus " généraux "
apportent quant à eux un regard plus distancié.
Au travers de ces "expériences" émergent quelques
questions plus décisives. Quelle est la qualité du "compromis
pédagogique"? Faut-il en rabattre sur les exigences culturelles?
Faut-il se contenter d’une école "pacifiée"
protégée par un cordon sécuritaire? Faut-il persévérer
à réduire l’échec scolaire parce qu’il
est lui-même source de violences des jeunes? Quelles voies nouvelles
trouver pour la réussite de tous?
Jacques ROUYER, Président
du centre
|