NUMERO
23
Sommaire
État des lieux
A quoi servent les règles sans compétition ? (C. Couturier) p 6
Le jeu plus que l’enjeu (O. Comont) p 8
Table ronde avec les fédérations sportives p 9
Une réalité en évolution (J.-P. Lepoix) p 11
L’idée de compétition (Y. Léziart) p 12
Comptes-rendus de pratiques
Un outil éducatif progressivement abandonné ? (C. Patte) p 14
Une compétition pour mieux apprendre (J. Gout) p 16
Les rencontres d’EPS, ça booste ! (A. Jourdan) p 19
Compétition et compétence : l’utilisation du score en badminton (N. Mascret) p 21
Enrichir la réflexion et l’esprit critique (P. Lefèvre) p 24
Un collectif créatif en UNSS (H. Bizotto) p 27
Les situations équitables, une alternative à la compétition ? (P. Lamouroux) p 30
Le festival des compétitions p 33
Regard
Masquer la compétition social ne l’efface pas (S. Bonnéry) p 36
Point de vue anthropologique (J. Généreux) p 38
La compétition sportive : l’honneur et le symbolique ! (P. Danino) p 40
Entre résistance et renoncement (P. Goirand) p 42
Faisons vivre aux élèves une compétition généreuse (M. Travers) p 44
Faut-il apprendre aux filles à s’opposer (A. Davisse) p 46
Les contre-pieds de la compétition (P. Bordes) p 48
Sortir des ornières de l’ordinaire (O. Bassis) p 50
Résonances
Au salon des pommes, on n’accroche pas Paul Cézanne (J. Julien) p 53
Fin de cycle ? (J.-F. Toussaint) p 55
« Vous avez fait des perdants puisque vous avez gagné » (A. Jacquard) p 56
La compétition n’est pas une hiérarchie entre les êtres (A. Kahn) p 58
La compétition et le théâtre (F. Lepoix) p 60
Les breackers sont plus forts que les gymnastes ! (L. Renoux) p 61
Un outil d’éducation à ne pas mettre entre toutes les mains (S. Diagana) p 62
Magazine
Grand format : La sociologie française et la pratique sportive (par Y. Léziart) p 63
Au kiosque : (par B. Cremonesi) p 65
Activité du centre : p70
En complément : le
suppléments électronique |

Commander la revue |
Edito
L'EPS à l'épreuve de la compétition.
Inconscience, défi, intuition courageuse, nul doute que l’équipe de Contre-pied n’a pas choisi la facilité en décidant de traiter de la compétition sportive en EPS, question entourée d’une sorte d’omerta. (1)
Un tel sujet, véritable nœud de paradoxes constitue pourtant à l’expérience un excellent révélateur de l’état du rapport aujourd’hui entre l’EPS et la culture sportive vivante contemporaine.
De l’ensemble des témoignages rassemblés, réconfortants par ailleurs, une contradiction frappante se dégage entre discours et pratiques. Un tel constat oblige à conduire avec honnêteté et scrupules une véritable opération vérité pour se dégager des idéologies y compris de la nôtre .
Est-il possible de surmonter cette étrange culpabilisation collective et ne pas confondre même de bonne foi, le jeu sportif« pour de vrai » avec une compétition économique et sociale par ailleurs fort déloyale ?
Est-il possible de résister au modèle sportif dominant, de créer du neuf et de ne pas se réfugier dans la tiédeur du conformisme scolaire ?
Toutes les contributions appellent à un réexamen critique et à des redécouvertes.
Puisse ce numéro rendre le débat explicite et soutenir la dynamique pour que s’enseigne une pratique émancipatrice des pratiques sportives, compétition comprise.
En sommes, mettre la compétition à l’épreuve de l’EPS que nous voulons.
Ce n’est qu’un début…
1 Si l’on se reporte cependant aux éditos des numéros 9 et 12 : « Où va le sport ?», « le sport scolaire, un sport alternatif ? », on pourra constater un certain esprit de suite dans nos réflexions collectives.
Jacques Rouyer |