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NUMERO
21
| Éditorial
Vous avez dit politique ? (J. Rouyer)
Une belle aventure à poursuivre
Paroles
EPS, des choix politiques quotidiens
Quand le « tous les jours » devient porteur de politique (Y. Leziart)
EPS et Politique… Une lecture de la revue depuis dix ans (J. Marsenach) p 16
Compte-rendus de pratiques
Une engagement professionnel, un combat politique permanent
(G. Bertolino et Y. Cardin)
Non aux éternels débutants (F. De Bouck)
Les apprentissages au centre du projet (C. Garsault)
Volley-ball et citoyenneté (S. Lepuissant)
Résistance et politique en EPS (B. Crémonési)
Et si on démocratisait les pratiques ? Un exemple en volley-ball
(C. Boutitie, D. Contet, A. Falco)
Regard sur les compte-rendus
Quand les finalités s’incrustent dans les pratiques (J. Marsenach)
Points de vue
Au delà de l’hyper-sport, l’alter-sport est-il possible ? (Y. Renoux)
Résister c’est créer (C. Fauquet)
Armés de notre humour sachons nous servir de l’utopie (E. Vellas)
Qu’est-ce que je suis en train de faire ? (M. Benassayag)
Optimiste dans l’action mais pertinent dans l’analyse de la situation
(J. Généreux)
Le pouvoir « d’en haut » est à portée de mains, dans nos mains (J.- P.Jouary)
Magazine
Rebond sur la coupe du monde de rugby (A. Quilis)
La recherche ça peut servir : culture scolaire et démocratisation (J. Marsenach)
Kiosque : P. Mérieu, C. Amade Escot, J.- F. Gréhaigne, A. Farge, D. Pennac,
A. Quilis et A, Roux. S. Darbon.
Brèves de Nicolas Kssis
Notes de lecture
Progresser en jouant (T. Argomaniz et A. Buono)
EPS et apprentissages moteurs (P. Fargier)
Échos : caravane (J.- P. Lepoix)
Agenda : les journées du centre. Un débat public. Forum de la formatio
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Edito
Vous avez dit politique ?
A l’occasion du 10e anniversaire de la création de Contre-pied -24 OOO revues diffusées pour vingt numéros- nous avons voulu apporter quelques éclairages sur le rapport entre l’EPS et la société aujourd’hui, ceci dans le droit fil de la problématique fondatrice de notre association.
Comment mieux comprendre en effet ce qui se passe dans cette interaction complexe entre les pratiques pédagogiques et professionnelles et la conduite globale des affaires de la cité, la « Polis » chère au citoyen grec ?
Comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, nos collègues mesurent-ils toujours la dimension politique de leurs choix quotidiens ? La tendance lourde qui pousse aujourd’hui à l’isolement individuel, à la coupure entre le pédagogique et les enjeux de société, au divorce entre le professionnel et le politique va-t’elle l’emporter sur la tradition de rébellion et d’autonomie d’une profession qui a une longue histoire de luttes pour faire exister la discipline et pour faire prévaloir une partie de ses convictions culturelles et sociales ?
Pour stimuler la réflexion, trois types de contributions sont versés au débat :
● d’abord des paroles directes et sincères de collègues qui nous invitent à rechercher le sens des projets mis en oeuvre ;
● ensuite des comptes-rendus de pratiques pédagogiques présentées explicitement au nom de valeurs et d’objectifs affirmés ce qui confirme bien qu’il n’y a pas de vraie résistance sans création ni production d’alternative et sans doute aussi, sans droit à l’erreur ;
● enfin des points de vue de quelques observateurs avisés de la vie politique et sociale d’aujourd’hui, dont le plus grand mérite serait de conduire à relire « autrement » les deux types de contributions précédentes.
Souhaitons simplement que le choc des idées avancées encourage, face aux nouveaux défis du moment, la construction par les collectifs de collègues eux-mêmes d’une politique de l’EPS en cohérence avec notre visée disciplinaire progressiste. Ainsi l’exigence ambiguë de notre nouveau Président, de placer le sport dans le socle commun de compétences et de connaissances du collège ne peut que renforcer la nécessité de faire concrètement et publiquement la différence entre une simple activité de « défoulement » ou de formatage et un apprentissage critique et fondamental des APSA.
Jacques Rouyer
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