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Ordre et désordre en EPS
Sommaire
Edito
EPS, la réussite en échec? (J.Rouyer) p1
Introduction
Dossier:Ces élèves en difficulté qui nous créent des difficultés. (C.Couturier) p2
Dessous des mots
Ordre (P.Goirand) p5
Etat des lieux
Paroles d'enseignants p6
Des pratiques
Leur vie est un défi (F.De Bouck) p9
L'apport de la troisème dimension pour aller vite et jouer beaucoup (F.Camel) p12
Des petits riens
Des petits rien qui changent tout p15
Regard
Je fais apprendre comme j'ai appris. (J.Deauvieau) p18
Que ces élèves accèdent à des niveaux de compétences...(C.Garsault) p20
Repenser le système pour les « exclus de l'intérieur ». (note de lecture) p22
Le handicap socio-culturel. (note de lecture) p23
D'une socialisante normalisante à une socialisation normative. (C.Passerieux) p24
Résonances
Le sens de la condamnation est compris, tout comme celui de la vie. (C.Doucet) p26
Ordre et désordre en EPS: rapide regard historique depuis 1945. (A.Roger) p27
Horizon
« L'affaire »Thierry Henry:un simple fait de jeu? (A.Becker) p29
Controverse
Pourquoi le FB n'est-il plus enseigné? (JC.Visse, J.Gout, N.Kssis, M.Travert) p31
Magazine
Rebond:un contenu contradictoire avec l'orientation du numéro? (C.Roumieu) p35
La recherch:Didactique clinique (J.Marsenach) p36
Hommage à rené Deleplace p38
Kiosque. p38
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Edito
EPS : la réussite de tous en, échec ?
Fidèle à notre ligne éditoriale « culturelle » et après avoir exploré dans les deux derniers numéros deux tendances contestables de notre discipline : d’un coté la sous-estimation du jeu compétitif, de l’autre le risque d’une dénaturation hygiénique (1), l’équipe de Contre Pied a choisi cette fois de réaliser, sur plusieurs numéros de notre nouvelle formule, une sorte d’opération vérité sur la question des publics difficiles(2), ce qui concerne pour l’essentiel les milieux populaires ou mal intégrés.
Le constat que nous commençons à réaliser est douloureux. La souffrance professionnelle est bien la, conséquence d’une impossibilité fréquente d’enseigner, de faire entrer dans une dynamique d’apprentissage des jeunes « en rupture d’école ». Cela dit, les témoignages recueillis n’appellent ni commisération humanitaire ni solutions sécuritaires. Malgré des revers, des échecs, les collègues se battent, inventent, persévèrent.
Alors, au-delà de l’enjeu de société et de la dimension politique et syndicale du problème qu’il n’est pas question d’escamoter, nous devons poser la question d’une aide qualitativement nouvelle au plan pédagogique et professionnel.
Favoriser l’écoute, la compréhension, la mutualisation des expériences, l’organisation d’équipes solidaires, une formation continue de type nouveau ,autant de pistes pour orienter une stratégie collective pour faire reculer l’échec et faire réussir le plus grand nombre en les faisant entrer dans un vrai projet sportif , dans un vrai projet de danse !
En même temps pour stimuler les résistances créatrices, les fortes contributions réunies ici vont permettre d’alimenter une utile polémique contre les avocats cyniques de l’inégalité scolaire trop contents de culpabiliser les enseignants tout en prêchant la résignation et le fatalisme du handicap socio-culturel.
Ni EPS de simple survie, ni EPS académique indifférente, l’EPS que nous voulons ne transformera pas l’école à elle seule, mais elle peut y contribuer !
Jacques Rouyer
(1) la promotion récente de la CC5 confirme cette tendance regrettable
(2 )On se reportera avec profit au numéro 4 de la revue « L’EPS au carrefour des violences » de mars 1999 pour mesurer à la fois la constance de nos préoccupations et l’approfondissement inquiétant de la crise sociale scolaire. |